mercredi 13 juin 2018

Communiqué: Réunion publique le 29 juin 2018 à 20h à Saint-Ouen-sur-Morin avec la participation de Denis Jaffré.


Chacun a pu prendre la mesure des dangers que présente le frelon asiatique lors de notre première réunion d’information du 25 mai dernier à Saint-Ouen-sur-Morin et au sujet de laquelle nous vous avions adressé un premier courriel.

Ces indésirables sont désormais visibles dans nos villages et nos campagnes où ils ont commencé à construire de nouveaux nids.
Ils abritent déjà des milliers de larves qu'ils alimentent, chaque jour grâce aux protéines que leur fournissent les abeilles qu’ils vont massacrer par centaines de milliers.

Cette description peut paraître apocalyptique, elle est pourtant loin de la réalité vécue par de nombreux apiculteurs qui, année après année depuis 2004, voient une partie ou la totalité de leurs ruches détruites par ce fléau. 

La réunion du 25 mai constituait le premier volet du cycle de conférences d’information sur ce thème, il nous a permis d’en découvrir les caractéristiques et en particulier d’évoquer les moyens d’éradication en présence d’un nid identifié.
Il s’agit là d’une approche indispensable en cas d’urgence et d’installation d’un nid de frelons asiatiques. Cependant nous ne saurions en rester là!

Notre deuxième volet se déroulera le vendredi 29 juin prochain, toujours à Saint-Ouen-sur-Morin. Nous y parlerons de prévention, de régulation des colonies de frelons asiatiques qui constituent aujourd’hui une grave menace sur nos écosystèmes, et d’élimination potentielle de cet envahisseur.

Cette deuxième conférence sera animée par Denis Jaffré qui viendra tout spécialement de son village du Finistère pour nous présenter ses recherches et son invention, le « bac de capture » pour lequel il vient de recevoir le Grand Prix du Concours Lépine 2018.

L’intérêt de cette soirée est majeur, l’avancée proposée par Denis Jaffré, apiculteur et chercheur, pourrait sonner le glas de ce frelon. Il offre une piste novatrice et un outil sélectif qui ne met pas en danger d’autres espèces d’hyménoptères (abeilles, guêpes, bourdons, fourmis) qui sont victimes d’autres pièges qui ont vu le jour ici ou là.

L’A.D.S.E.N.E. se mobilise pour soutenir son projet et assurer la diffusion la plus grande de cette information et, nous l’espérons, l’adoption puis la mise en place de son « bac de capture » par le plus grand nombre possible de communes et de collectivités.
Il s’agit là d’une action d’intérêt public !

Il est important que chacun puisse s'informer, aussi nous vous invitons à participer à notre réunion publique d’information, ouverte à tous, le vendredi 29 juin 2018 à 20h dans la salle municipale de Saint-Ouen-sur-Morin (77750).
En outre, nous ne doutons pas que vous aurez à coeur d'en parler autour de vous et d'inviter votre entourage, vos voisins, vos amis.

N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez obtenir de plus amples informations.


Quelques liens:

l' AAAFA (Association Action Anti Frelon Asiatique)

Le piège de Denis Jaffré - Article publié dans "Ouest France" le 17 mars 2018

Huit randonneurs attaqués par des frelons asiatiques - Article publié par France 3 - Centre - Val de Loire. 



jeudi 31 mai 2018

Frelon asiatique : Notre réunion du 25, un succès et une première étape dans notre démarche d'information

Notre première réunion publique du 25 mai a été un franc succès, elle a permis de sensibiliser les participants au problème que présente le frelon asiatique tant pour les populations des villes et des campagnes au sens large, que pour les abeilles et les apiculteurs.

Nous remercions à nouveau les intervenants qui ont participé à cette réunion:

M. Romuald LAROUX,
Spécialiste de la destruction de nids d'hyménoptères à Villiers-Saint-Denis (02310)

M. Sébastien VERON
Apiculteur à Villeneuve-sur-Bellot (77510) 

Mme Véronique DONZEAUX
Dr Vétérinaire à Saint-Cyr-sur-Morin (77750)

Nous vous retrouverons le vendredi 29 juin 2018, à 20h, toujours dans la salle municipale de Saint-Ouen-sur-Morin pour le deuxième volet de ce cycle d'information sur le frelon asiatique.

Cette nouvelle réunion mettra l'accent sur les moyens de lutte et de prévention grâce à la présence et à la participation de M. Denis Jaffré, apiculteur dans le Finistère qui fera tout spécialement le voyage à cette occasion.

Il nous présentera ses recherches et ses travaux ainsi que son "bac à capture", un système unique, fruit de plusieurs années de travail et de mises au point pour lequel il a été distingué il y quelques semaines en remportant le Concours Lépine 2018.




samedi 5 mai 2018

Le Frelon asiatique : un danger méconnu

Soucieuse d'informer et de sensibiliser chacun sur les thèmes de la santé et de l'environnement, notre association organise une réunion publique d'information sur les dangers du frelon asiatique le vendredi 25 mai 2018 à 20h dans la salle municipale de Saint-Ouen-sur-Morin.

Nous remercions M. Renault, maire de Saint-Ouen, qui nous fait la gentillesse de nous prêter cette salle.

N'hésitez pas à en parler autour de vous: il s'agit là d'une question qui concerne la sécurité des habitants des villes et des campagnes.

Deux cartes pour visualiser la progression du frelon asiatique (Vespa velutina)


mercredi 25 février 2015

Le CHNC - ou comment les industriels tentent d'influer sur le débat

Cette nouvelle initiative, visant à "débloquer l'exploitation du gaz de schiste dans l'Hexagone", telle qu'elle a été abordée par Jean-Louis Schilansky, président du Centre Hydrocarbures Non Conventionnels (CHNC) dans l'émission "Good Morning Business", du 10 février, présenté par Stéphane Soumier, sur BFM Business.

Ce programme peut être visionné grâce au lien ci-dessous:



Affaire à suivre!

Notre débat du 23 octobre 2014: Doit-on exploiter les hydrocarbures de roche-mère?


Nous sommes heureux de l’intérêt que nos visiteurs portent au débat que nous avons organisé le 25 octobre 2014 sur le thème :

«  Doit-on exploiter les hydrocarbures de roche-mère ? »

Ce débat qui mettait face à face Marc Durand, ingénieur géologue, ex-professeur de géologie à l’université du Québec à Montréal  (UQAM) et Charles Lamiraux, géologue de l’IFPEN (Institut Français du Pétrole et des Energies Nouvelles), peut être visionné à partir des liens ci-dessous :


-          La présentation de Marc Durand

Un éclairage sur l'impact prévisible d'une exploitation sur les ressources en eau au Sahara septentrional


Alors qu’en matière d'hydrocarbures de roche-mère la situation n’évolue pas ou peu en France, et nous nous réjouissons à nouveau du poids que notre association a pu peser pour conduire à cet état de fait, elle continue à subir de nombreux développements en Europe, aux USA et aussi dans les pays du Maghreb, en Algérie en particulier.
Notre ami, Marc Durand, a d’ailleurs repris son bâton de pèlerin, et nous vous proposons sur ce thème un texte qu’il partage avec nous :

dimanche 8 décembre 2013

Une analyse de Marc Durand : Interdiction fracturation = Interdiction recherche scientifique?

Nous remercions notre ami Marc Durand qui nous a fait parvenir son analyse où il revient sur les conclusions du
Rapport de l'Académie des Sciences  en date du 15 novembre 2013
et du
Rapport de l'OPECST  portant sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique adopté le 26 novembre 2013:

 
Interdiction fracturation = Interdiction recherche scientifique?

On avance comme argument pour tenter de faire lever l'interdiction de la fracturation hydraulique que cette interdiction empêcherait la poursuite de la recherche scientifique. La science dont il serait question ici est la recherche en géologie relative aux gisements d'hydrocarbures.

Premièrement dans le domaine de la R&D (recherche et développement), l'exploration des gisements d'hydrocarbures de roche mère se situe beaucoup plus du côté "développement" que du côté du pôle "recherche".

On peut distinguer trois volets à la R&D:

 1- La recherche fondamentale

 2- La recherche appliquée

 3- Le développement expérimental

Il y a aussi le développement pur est simple, c'est-à-dire la dernière étape avant la mise en production dans le cas d'un procédé industriel; cette étape comme celle de la production ne relève pas de la R&D.

Dans les juridictions où un interdit touche la fracturation hydraulique (France, Vermont, Espagne, Québec, etc) c'est l'emploi d'une technique déjà inventée, testée sur des dizaine de milliers de puits aux USA, qui est prohibé. La recherche géologique dans ces mêmes secteurs géographiques n'est pas interdite. Tester la rentabilité d'une technique déjà développée et protégée par des brevets, dans des secteurs géographiques nouveaux, ne constitue pas de la recherche. Le but d'opérations de fracturation en France serait de tester la rentabilité d'une technique existante dans un nouveau gisement et non pas de tenter d'inventer une nouvelle approche technologique. C'est du développement pré-production et nullement de la R&D.

Tout forage, et l'emploi de toutes les autres techniques d'exploration améliore la connaissance du milieu géologique souterrain; cela constitue de la recherche géologique appliquée à un contexte géologique. Mais c'est l'analyse des échantillons de roc remontés dans les opérations de forage qui sert à cette connaissance. Si des opérations de fracturation sont ensuite effectuées dans le forage, cela n'a pour but que la future production de pétrole ou de gaz. Cela n'a plus rien à voir avec la recherche géologique.

Supposons un instant qu'on penserait inventer en France une technique maison de fracturation hydraulique écologique par exemple, on serait peut-être alors dans 3- du développement expérimental, mais certainement pas dans de la recherche là non plus. Cette illusion bien française de lever l'interdiction afin de mettre au point la "recette maison" ne tient pas la route. Le développement de la fracturation hydraulique aux USA s'est poursuivi sur des milliers de fracturations; la recette est maintenant protégée par des brevets américains. En France, comme au Québec un certain temps, on envisage quelques dizaines de forages expérimentaux avec des permis dérogatoires, bien trop peu en réalité pour tenter une compétition avec la fracturation hydraulique classique.

Les droits sur la ressource en hydrocarbures sont déjà accordés en France, à des détenteurs nord-américains pour la plupart. Leur intérêt premier est de mettre en valeur ces permis d'exploitation; ils ont déjà la technique toute prête. Réinventer la roue ne sera pour eux que des frais inutiles. Ils pourront comme au Québec faire semblant de se plier de bonne grâce à ces contraintes; le PDG de l'APGQ (l'association de l'industrie au Québec) l'a exprimé très clairement ainsi "… nous ne pensons pas qu'étudier 6 puits expérimentaux au Québec … nous permettra d'apprendre quoi que ce soit de plus que nous connaissons déjà avec 40000 puits dans le reste de l'Amérique du Nord"   (http://youtu.be/-ktLQ2rDAkg).

Toute dérogation, toute fracturation autorisée sera bienvenue pour l'aspect économique uniquement; c'est très bénéfique pour faire monter la valeur des droits miniers détenus par les pétroliers. De la motivation en termes de profits certes, mais prétendre que c'est de la science est tout à fait faux !

Marc Durand, doct-ing.  décembre 2013

vendredi 22 novembre 2013

Audition de Marc Durand par l'OPECST

C'est le mardi 26 novembre à 17h que doit se dérouler au Sénat l'examen du rapport sur « Les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels » par MM. Christian Bataille et Jean-Claude Lenoir.
 
C'est le jeudi 24 octobre que, suite à la demande de notre association, Marc Durand, venu spécialement du Québec pour participer à notre Grand Débat sur le thème "Faut-il exploiter les hydrocarbures de roche-mère?", a été auditionné par cette commission.

Nous vous proposons ci-dessous, un compte-rendu effectué par Marc Durand, suite à cette audition.


Dans le cadre de son étude relative aux techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures de schiste, le comité OPECST a retenu pour m'auditionner la plage horaire de 9h30 à 10h30. L'audition a eu lieu à l'Assemblée nationale, le jeudi 24 octobre 2013,  101 rue de l'Université, àPARIS (Salle 7055 - premier sous-sol).

Les personnes présentes étaient pour l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques:

 - monsieur le député Christian Bataille

 - monsieur Fabrice Robert, conseiller des services du Sénat

 - madame  Catherine FORGEARD Administratrice principale à l'Office parlementaire

Monsieur Jérémy Wauquier, vice-président adjoint de l'A.D.S.E.N.E., m'accompagnait lors de cette audition

On m'avait indiqué d'apporter une présentation sur une clef USB pour une présentation PowerPoint et qu'il y aurait un projecteur et un ordinateur relié pour cette projection. Comme aucun des deux n'était finalement présent dans la salle, j'ai utilisé directement l'écran de mon ordinateur portable que j'ai orienté vers MM Robert et Bataille, pour présenter mes diagrammes. Cette présentation est pour l'essentiel celle que j'ai utilisée le 25 octobre à St-Cyr*. J'ai disposé cependant plus de temps à Paris le 24, car ma présentation KeyNote a duré 50 minutes. En plus des diagrammes de la présentation de 24 minutes à St-Cyr, celle à Paris comportait quelques diapos en plus qui traitaient des techniques alternatives, ce qui intéressait particulièrement le comité. MM Bataille et Robert ont posé aussi pendant la présentation des questions spécifiques à certains diagrammes.

 
À la fin de ma présentation, il y a eu 20 minutes de période questions; des questions très pertinentes qui démontraient bien ce que j'ai perçu comme un grand intérêt pour mon point de vue. Notamment, monsieur Bataille m'a demandé s'il ne serait pas envisageable, puisque les puits se remettent en pression après l'abandon, que la production de gaz et/ou pétrole reprenne alors. Une question bien pertinente à laquelle la réponse est celle-ci: dans le volume vide puits+fractures ouvertes il y aura l'équivalent d'une production de quelques jours ou quelques semaines, mais le débit retourne ensuite rapidement sur la courbe de production, i.e. sa partie à faible débit en décroissance exponentielle. Donc il est aucunement envisageable qu'il y ait un quelconque intérêt pour la réouvertures de puits abandonnés, car ils étaient justement rendus dans cette zone de trop faible production, raison de leur fermeture. Autre réponse sur les techniques alternatives, j'ai carrément dit que "cette illusion" était très souvent évoquée en France, mais qu'ailleurs dans le monde, les spécialistes, moi compris ne prenaient pas ces annonces très au sérieux.
 
J'ai débuté ma présentation par exposer en trois minutes mon parcours scientifique, ainsi ce qui m'a amené à étudier la problématique des hydrocarbures de roche mère. J'ai expliqué également en deux minutes pourquoi je croyais utile d'apporter au comité de l'expertise et des cas concrets tirés de l'expérience pratique Nord-Américaine (Québec et USA). Très sincèrement, je dois dire que j'ai été très satisfait de cette rencontre qui aura duré dix minutes de plus que prévu. J'ai remis au comité la version PowerPoint de ce que j'ai présenté, ainsi qu'un DVD contenant mes autres textes importants, ainsi que les vidéos Gaz de schiste 101 et 102. Je sais que dans les bureaux gouvernementaux l'accès aux sites Facebook est parfois interdit, donc j'ai fourni directement au comité mes documents.
 
J'ai bien insisté dans ma présentation sur un point essentiel pour les travaux de l'OPECST: tous les questions géologiques et géotechniques que je soulève dans mes analyses sont reliées à la fracturation. Elles ne changeraient pas,  même avec une autre technique. La fracturation artificielle est indispensable pour extraire les hydrocarbures, et le processus géologique de migration dépend de la nature géologique du shale. Il est illusoire de penser que des techniques de fracturation autres permettraient de contourner ces phénomènes. Le vieillissement des puits et la remise en pression de la couche fracturée sont également incontournables. Je suis bien intéressé de voir ce qu'ils auront retenu de cette présentation.

Marc Durand, Doct-ing.