dimanche 17 février 2013

Des nouvelles du Québec.


Alors que le gouvernement québécois a annoncé la promulgation d’un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste, ce dernier serait sur le point d’accepter l’exploitation du pétrole de schiste (shale oil) dans l’Ile d’Anticosti.

Marc Durand, qui depuis le tout début de la fondation de notre association, nous apporte ses explications éclairées et nous fait régulièrement partager ses connaissances dans le domaine de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de la roche-mère nous propose de visionner un enregistrement d’une conférence qu’il a donnée le 30 janvier 2013 à l’Université du Québec à Montréal.

Cette conférence s’intitule : « Risques et enjeux de l’exploitation du pétrole de roche-mère à Anticosti ».
 
Vous pouvez accéder à cette vidéo grâce à la visionneuse ci-dessous:

 
 
Nous laissons la parole à Marc Durand, qui nous présente, ci-dessous, ce document :

« L'exploitation envisagée des hydrocarbures disséminés et encore emprisonnés de façon diffuse dans la roche-mère qui les a générés, soulève un grand nombre de questions, pour lesquelles il n'y a pas encore de réponses scientifiques. En effet, le démarrage de cette industrie s'est fait au milieu de la dernière décennie dans un contexte de précipitation qui a soulevé ensuite des oppositions, contestations et interrogations. La réflexion plus scientifique sur les impacts et les enjeux réels commencent à peine à être amorcée dans le cas des gaz de schiste.

 

La question du pétrole à l'île Anticosti a quant à elle encore moins de précédents. L'île d'Anticosti se situe au Québec au milieu du golfe St-Laurent, une zone protégée de grande valeur écologique. Sa superficie se compare à celle de la Corse. Le principal site d'exploitation d'hydrocarbures liquides dans la roche-mère est celui du shale de Bakken au Dakota Nord. Cette présentation vidéo fait une analyse comparative du shale de Macasty à Anticosti avec le gisement en cours d'exploitation dans le shale de Bakken. L'exploitation éventuelle du pétrole de roche-mère dans le bassin de Paris, même si elle n'est pas mentionnée dans cette vidéo, présente de grandes similitudes avec ces deux gisements diffus: Anticosti et Dakota Nord.

 

Le problème de l'extraction des hydrocarbures de roche-mère se situe dans des paramètres géologiques et technologiques. La fracturation hydraulique (ou tout autre technique future) démarre un processus géologique de migration du méthane et du pétrole le cas échéant vers les nouvelles fractures créées. Le débit suit une courbe de décroissance exponentielle de sorte que l'extraction n'est rentable que pour une courte période de temps. Les gisements conventionnels se sont formés aussi par migration du pétrole, mais ils ont eu des millions d'années pour compléter le processus. Dans le cas du gaz de schiste en fin de production commerciale (moment où les puits sont abandonnés et transférés à l'État), environ 20 % du gaz aura été extrait. Dans le cas des hydrocarbures liquides, cette proportion tombe à 2 ou 3 %. Le problème de cette industrie n'est pas le gaz et le pétrole extrait, mais celui qui reste encore dans le shale fracturé artificiellement. Le système au moment de l'abandon, est encore très loin de l'équilibre; le processus de migration va se poursuivre pendant des siècles et des millénaires, un temps incommensurablement plus long que la durée de vie technologique des puits reconvertis en bouchon en fin de production. Le coût de gestion des puits détériorés et fuyants sera selon toute vraisemblance bien supérieur aux bénéfices à court terme qu'on fait miroiter. La "rentabilité" à court terme mise de l'avant par les promoteurs, ne réside que dans le fait que l'industrie bénéficie d'une vision à court terme incarnée dans une réglementation inadaptée à inclure dans le calcul économique les très importants coûts sociaux et environnementaux. »

 
Marc Durand, doct-ing en géologie appliquée et géotechnique
Professeur retraité, dépt. sciences de la Terre et de l'atmosphère, UQAM

https://www.facebook.com/gazdeschiste#!/gazdeschiste

 

 

 

dimanche 3 février 2013

Nous évoquions le sujet lors de notre réunion publique du 30 juin 2011

Souvenez-vous: à l'occasion de notre réunion publique du 30 juin 2011, nous avions demandé à Marc Durand de nous parler des techniques alternatives à la fracturation hydraulique dans l'exploitation des hydrocarbures de la roche-mère. A cette occasion nous lui avions demandé de nous proposer son analyse sur l'utilisation du propane ... Son verdict était alors sans appel quant aux dangers potentiels de cette technique ... C'est pourtant cette technique qui va faire l'objet d'une étude dont la faisabilité vient d'être adoptée par "l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques" (OPECST). Espérons que l'exemple Nord Américain sera effectivement examiné avec attention, et dans le détail, et que des spécialistes qualifiés seront auditionnés à cette occasion. http://www.senat.fr/presse/cp20130131a.html

La malédiction du Gaz de Schiste - Emission diffusée sur Arte le 29 janvier 2013

Pour ceux qui n'auraient pu regarder l'émission d'Arte du 29 janvier, nous vous invitons à la visionner ci-dessous.

dimanche 7 octobre 2012

Prochaine réunion d'information à Signy-Signets.

Nous remercions M. le Maire de Signy-Signets de nous avoir prêté la salle municipale.

De l'eau au prix du pétrole ? Sujet diffusé sur Canal Plus (Emission "L'Effet Papillon")


Le Business de l'eau autour de la fracturation... par f1406225127

Nomination à la Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux

Tel un serpent de mer, cette commission, qui semblait enterrée, refait surface avec la nomination d'un premier membre.

http://www.senat.fr/senateurs/orgext_298.html

Cela signifie-t-il que les expérimentations prévues par la loi du 13 juillet 2011 vont voir le jour?
Rappelons que ces expérimentations portent sur les techniques de fracturation hydraulique.
Une nouvelle fois nous resterons vigilants.

samedi 15 septembre 2012

L'ADSENE réagit aux arrêtés du 10 août 2012

Dans son édition du vendredi 14 septembre 2012 "Le Pays Briard" propose une analyse des arrêtés préfectoraux publiés le 12 août dernier.
Notons que ces arrêtés sont passés largement inaperçus dans la presse nationale.
Invités à commenter ces documents, nous reproduisons ci-dessous le texte que nous avons adressé au "Pays Briard" qui a bien voulu s'en faire écho.

Réaction de l’A.D.S.E.N.E.
Aux arrêtés préfectoraux (Préfecture de Seine-et-Marne) en date du 10 août 2012
 
 
Après les arrêtés préfectoraux concernant le permis de Château-Thierry publiés en juin dernier, ce sont maintenant trois autres permis qui sont visés par des forages dits de « recherche », chacun pourra d’ailleurs apprécier le flou de ce terme.
A n’en pas douter la menace diffuse d’une exploration du jurassique inférieur, dans l’espoir de découvrir une mine d’or noir non-conventionnel (huile de roche-mère) dans le Bassin Parisien se précise de façon insidieuse.
Les arrêtés du mois d’août laissent entrevoir l’objectif final des pétroliers qui visent le Portlandien (jurassique supérieur) et « au-delà » (nous approcherions nous donc  du lias ou jurassique inférieur ?) pour reprendre les termes de l’article 6.
Alors qu’on aurait pu se réjouir de la mise en place de garde-fous, ce ne sont pas les analyses préconisées sans protocole clairement défini  malgré la mention de « laboratoire agréé » pour « surveiller » les eaux souterraines (article 5 des arrêtés) qui pourront satisfaire nos exigences de transparence et apaiser des inquiétudes bien fondées.
Mois après mois on constate les limites de la loi promulguée le 13 juillet 2011 et interdisant la fracturation hydraulique tout en envisageant la « mise en œuvre d’expérimentations réalisées à seules fins de recherches scientifiques ».
L’ADSENE va donc poursuivre son action vigilante et développer davantage encore son programme d’analyses d’eau conformément à un protocole clairement défini et sous contrôle d’huissier.

Global Frackdown - samedi 22 septembre 2012

- Samedi 22 septembre 2012 : Global Frackdown – Journée mondiale contre la fracturation hydraulique

En Ile-de-France deux rassemblements sont organisés par les collectifs :
  • 11h30 rassemblement à Paris, Place du Trocadéro
  • 14h30 rassemblement à Tournan-en-Brie – Parc de Combreux
    • Accessible par le RER ligne E
    • Débats, ateliers, concerts, pique-nique etc.
    • Plus d’informations à partir du lien suivant :
https://docs.google.com/open?id=0B_oGdn-E-UG_WVhIVUxfMGVwY2s

L’ADSENE vous invite à communiquer autour de vous et à poursuivre notre action d’information et de sensibilisation apolitique.

Si vous participez aux rassemblements à Paris ou à Tournan invitez les participants à rejoindre notre association.

A cette occasion nous vous proposons une nouvelle affiche que vous pourrez imprimer et apposer sur vos fenêtres, portes et véhicules :

https://docs.google.com/open?id=0B_oGdn-E-UG_UTI0YTRSRU9Dazg

L'ADSENE proposera à ses adhérents un texte à adresser à vos élus par mail ou par courrier