Cette nouvelle initiative, visant à "débloquer l'exploitation du gaz de schiste dans l'Hexagone", telle qu'elle a été abordée par Jean-Louis Schilansky, président du Centre Hydrocarbures Non Conventionnels (CHNC) dans l'émission "Good Morning Business", du 10 février, présenté par Stéphane Soumier, sur BFM Business.
Ce programme peut être visionné grâce au lien ci-dessous:
Affaire à suivre!
mercredi 25 février 2015
Notre débat du 23 octobre 2014: Doit-on exploiter les hydrocarbures de roche-mère?
Nous sommes heureux de l’intérêt que nos visiteurs portent au
débat que nous avons organisé le 25 octobre 2014 sur le thème :
« Doit-on
exploiter les hydrocarbures de roche-mère ? »
Ce débat qui mettait face à face Marc Durand, ingénieur géologue, ex-professeur de géologie à l’université
du Québec à Montréal (UQAM) et Charles Lamiraux, géologue de l’IFPEN
(Institut Français du Pétrole et des Energies Nouvelles), peut être visionné à
partir des liens ci-dessous :
Un éclairage sur l'impact prévisible d'une exploitation sur les ressources en eau au Sahara septentrional
Alors qu’en matière d'hydrocarbures de roche-mère la situation n’évolue pas ou peu en
France, et nous nous réjouissons à nouveau du poids que notre association a pu peser
pour conduire à cet état de fait, elle continue à subir de nombreux
développements en Europe, aux USA et aussi dans les pays du Maghreb, en Algérie
en particulier.
Notre ami, Marc Durand, a d’ailleurs
repris son bâton de pèlerin, et nous vous proposons sur ce thème un texte qu’il partage
avec nous :
dimanche 8 décembre 2013
Une analyse de Marc Durand : Interdiction fracturation = Interdiction recherche scientifique?
Nous remercions notre ami Marc Durand qui nous a fait parvenir son analyse où il revient sur les conclusions du
Rapport de l'Académie des Sciences en date du 15 novembre 2013
et du
Rapport de l'OPECST portant sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique adopté le 26 novembre 2013:
Tout forage, et l'emploi de toutes les autres techniques d'exploration améliore la connaissance du milieu géologique souterrain; cela constitue de la recherche géologique appliquée à un contexte géologique. Mais c'est l'analyse des échantillons de roc remontés dans les opérations de forage qui sert à cette connaissance. Si des opérations de fracturation sont ensuite effectuées dans le forage, cela n'a pour but que la future production de pétrole ou de gaz. Cela n'a plus rien à voir avec la recherche géologique.
Rapport de l'Académie des Sciences en date du 15 novembre 2013
et du
Rapport de l'OPECST portant sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique adopté le 26 novembre 2013:
Interdiction fracturation = Interdiction
recherche scientifique?
On avance comme argument pour tenter de
faire lever l'interdiction de la fracturation hydraulique que cette
interdiction empêcherait la poursuite de la recherche scientifique. La science
dont il serait question ici est la recherche en géologie relative aux gisements
d'hydrocarbures.
Premièrement dans le domaine de la
R&D (recherche et développement), l'exploration des gisements
d'hydrocarbures de roche mère se situe beaucoup plus du côté "développement"
que du côté du pôle "recherche".
On peut distinguer trois volets à la
R&D:
1-
La recherche fondamentale
2-
La recherche appliquée
3-
Le développement expérimental
Il y a aussi le développement pur
est simple, c'est-à-dire la dernière étape avant la mise en production dans le
cas d'un procédé industriel; cette étape comme celle de la production ne relève
pas de la R&D.
Dans les juridictions où un interdit
touche la fracturation hydraulique (France, Vermont, Espagne, Québec, etc)
c'est l'emploi d'une technique déjà inventée, testée sur des dizaine de
milliers de puits aux USA, qui est prohibé. La recherche géologique dans ces
mêmes secteurs géographiques n'est pas interdite. Tester la rentabilité d'une
technique déjà développée et protégée par des brevets, dans des secteurs
géographiques nouveaux, ne constitue pas de la recherche. Le but d'opérations
de fracturation en France serait de tester la rentabilité d'une technique
existante dans un nouveau gisement et non pas de tenter d'inventer une nouvelle
approche technologique. C'est du développement pré-production et nullement de
la R&D.
Tout forage, et l'emploi de toutes les autres techniques d'exploration améliore la connaissance du milieu géologique souterrain; cela constitue de la recherche géologique appliquée à un contexte géologique. Mais c'est l'analyse des échantillons de roc remontés dans les opérations de forage qui sert à cette connaissance. Si des opérations de fracturation sont ensuite effectuées dans le forage, cela n'a pour but que la future production de pétrole ou de gaz. Cela n'a plus rien à voir avec la recherche géologique.
Supposons un instant qu'on penserait
inventer en France une technique maison de fracturation hydraulique
écologique par exemple, on serait peut-être alors dans 3- du
développement expérimental, mais certainement pas dans de la recherche là
non plus. Cette illusion bien française de lever l'interdiction afin de mettre
au point la "recette maison" ne tient pas la route. Le
développement de la fracturation hydraulique aux USA s'est poursuivi sur des
milliers de fracturations; la recette est maintenant protégée par des brevets
américains. En France, comme au Québec un certain temps, on envisage quelques
dizaines de forages expérimentaux avec des permis dérogatoires, bien trop peu
en réalité pour tenter une compétition avec la fracturation hydraulique
classique.
Les droits sur la ressource en
hydrocarbures sont déjà accordés en France, à des détenteurs nord-américains
pour la plupart. Leur intérêt premier est de mettre en valeur ces permis
d'exploitation; ils ont déjà la technique toute prête. Réinventer la roue ne
sera pour eux que des frais inutiles. Ils pourront comme au Québec faire
semblant de se plier de bonne grâce à ces contraintes; le PDG de l'APGQ (l'association
de l'industrie au Québec) l'a exprimé très clairement ainsi "… nous ne
pensons pas qu'étudier 6 puits expérimentaux au Québec … nous permettra
d'apprendre quoi que ce soit de plus que nous connaissons déjà avec 40000 puits
dans le reste de l'Amérique du Nord"
(http://youtu.be/-ktLQ2rDAkg).
Toute dérogation, toute fracturation
autorisée sera bienvenue pour l'aspect économique uniquement; c'est très
bénéfique pour faire monter la valeur des droits miniers détenus par les
pétroliers. De la motivation en termes de profits certes, mais prétendre que
c'est de la science est tout à fait faux !
Marc Durand, doct-ing. décembre 2013
vendredi 22 novembre 2013
Audition de Marc Durand par l'OPECST
C'est le mardi 26 novembre à 17h que doit se dérouler au Sénat l'examen du rapport sur « Les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels » par MM. Christian Bataille et Jean-Claude Lenoir.
C'est le jeudi 24 octobre que, suite à la demande de notre association, Marc Durand, venu spécialement du Québec pour participer à notre Grand Débat sur le thème "Faut-il exploiter les hydrocarbures de roche-mère?", a été auditionné par cette commission.
Nous vous proposons ci-dessous, un compte-rendu effectué par Marc Durand, suite à cette audition.
Nous vous proposons ci-dessous, un compte-rendu effectué par Marc Durand, suite à cette audition.
Dans le cadre de son étude relative aux techniques alternatives à la
fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures
de schiste, le comité OPECST a retenu pour m'auditionner la plage horaire de
9h30 à 10h30. L'audition a eu lieu à l'Assemblée nationale, le jeudi 24 octobre
2013, 101 rue de l'Université, àPARIS
(Salle 7055 - premier sous-sol).
Les personnes présentes étaient pour l'Office parlementaire
d'évaluation des choix scientifiques et technologiques:
- monsieur le député Christian
Bataille
- monsieur Fabrice Robert,
conseiller des services du Sénat
- madame Catherine FORGEARD Administratrice principale
à l'Office parlementaire
Monsieur Jérémy Wauquier, vice-président adjoint de l'A.D.S.E.N.E.,
m'accompagnait lors de cette audition
On m'avait indiqué d'apporter une présentation sur une clef USB pour
une présentation PowerPoint et qu'il y aurait un projecteur et un ordinateur
relié pour cette projection. Comme aucun des deux n'était finalement présent
dans la salle, j'ai utilisé directement l'écran de mon ordinateur portable que
j'ai orienté vers MM Robert et Bataille, pour présenter mes diagrammes. Cette
présentation est pour l'essentiel celle que j'ai utilisée le 25 octobre à
St-Cyr*. J'ai disposé cependant plus de temps à Paris le 24, car ma présentation
KeyNote a duré 50 minutes. En plus des diagrammes de la présentation de 24
minutes à St-Cyr, celle à Paris comportait quelques diapos en plus qui
traitaient des techniques alternatives, ce qui intéressait particulièrement le
comité. MM Bataille et Robert ont posé aussi pendant la présentation des
questions spécifiques à certains diagrammes.
À la fin de ma présentation, il y a eu 20 minutes de période
questions; des questions très pertinentes qui démontraient bien ce que j'ai
perçu comme un grand intérêt pour mon point de vue. Notamment, monsieur
Bataille m'a demandé s'il ne serait pas envisageable, puisque les puits se
remettent en pression après l'abandon, que la production de gaz et/ou pétrole
reprenne alors. Une question bien pertinente à laquelle la réponse est
celle-ci: dans le volume vide puits+fractures ouvertes il y aura l'équivalent
d'une production de quelques jours ou quelques semaines, mais le débit retourne
ensuite rapidement sur la courbe de production, i.e. sa partie à faible débit
en décroissance exponentielle. Donc il est aucunement envisageable qu'il y ait
un quelconque intérêt pour la réouvertures de puits abandonnés, car ils étaient
justement rendus dans cette zone de trop faible production, raison de leur
fermeture. Autre réponse sur les techniques alternatives, j'ai carrément dit
que "cette illusion" était très souvent évoquée en France, mais
qu'ailleurs dans le monde, les spécialistes, moi compris ne prenaient pas ces
annonces très au sérieux.
J'ai débuté ma présentation par exposer en trois minutes mon parcours
scientifique, ainsi ce qui m'a amené à étudier la problématique des
hydrocarbures de roche mère. J'ai expliqué également en deux minutes pourquoi
je croyais utile d'apporter au comité de l'expertise et des cas concrets tirés
de l'expérience pratique Nord-Américaine (Québec et USA). Très sincèrement, je
dois dire que j'ai été très satisfait de cette rencontre qui aura duré dix
minutes de plus que prévu. J'ai remis au comité la version PowerPoint de ce que
j'ai présenté, ainsi qu'un DVD contenant mes autres textes importants, ainsi
que les vidéos Gaz de schiste 101 et 102. Je sais que dans les bureaux
gouvernementaux l'accès aux sites Facebook est parfois interdit, donc j'ai
fourni directement au comité mes documents.
J'ai bien insisté dans ma présentation sur un point essentiel pour les
travaux de l'OPECST: tous les questions géologiques et géotechniques que je
soulève dans mes analyses sont reliées à la fracturation. Elles ne changeraient
pas, même avec une autre technique. La fracturation artificielle est
indispensable pour extraire les hydrocarbures, et le processus géologique de
migration dépend de la nature géologique du shale. Il est illusoire de penser
que des techniques de fracturation autres permettraient de contourner ces
phénomènes. Le vieillissement des puits et la remise en pression de la couche
fracturée sont également incontournables. Je suis bien intéressé de voir ce
qu'ils auront retenu de cette présentation.
Marc Durand, Doct-ing.
mercredi 30 octobre 2013
Marc Durand revient sur notre Grand Débat
De retour au Québec, Marc Durand, que nous remercions à nouveau d'être venu jusqu'à nous pour nous fournir une présentation d'une grande clarté et un vrai débat de haute tenue avec Charles Lamiraux (géologue de l'IFPEN), nous a fait parvenir quelques réflexions sur notre Grand Débat: "Faut-il exploiter les hydrocarbures de roche-mère?"
Voici son texte, qui peut aussi être consulté directement sur sa page Facebook en cliquant sur le lien suivant:
Débat Scientifique
À
St-Cyr-sur-Morin, un regroupement de citoyens préoccupés par les projets
d'exploitation d'hydrocarbures de roche-mère dans la région de la Brie, en
France, a pris l'initiative de réaliser la tenue d'un débat scientifique sur la
question. Dexter Raynaud, l'initiateur de l'ADSENE (Association Défense Santé
Eau Nature et Environnement) avec l'appui de bénévoles de son groupe, a
organisé un débat scientifique et apolitique sur la question fondamentale: devrait-on
exploiter les hydrocarbures (gaz et pétrole) de roche mère? (communément
désignés par le mot schiste)
Ce débat
peut, sans fausse modestie, être qualifié d'international en ce sens
qu'en plus de mettre face à face un ingénieur-géologue de France et un deuxième
que le groupe a fait venir d'outre Atlantique, il a aussi été l'occasion de
confronter deux visions: celle vécue depuis 40 ans d'exploitation de pétrole en
Île de France et celle vécue depuis 2007 au Canada, au Québec plus
particulièrement, mais aussi dans la région des plaines de l'Ouest (Saskatchewan,
Colombie-Britannique) et du Dakota.
La
problématique a donc été présentée sous deux éclairages géographiques bien
distincts, deux visions également; celle d'un géologue de l’IFPEN de grande
expérience, monsieur Charles Lamiraux, versus celle d'un ingénieur avec une
vision plus géotechnique, Marc Durand. Ces deux éclairages sur ce sujet
complexe ont permis à l'assistance d'avoir une présentation vraiment centrée
sur des points essentiels, ce qui contraste avec la teneur de bien d'autres
confrontations où les "pros" et les "contres"
empilent en vrac, chacun de son côté, des éléments et arguments pas toujours
crédibles ou pas nécessairement essentiels. Dexter Raynaud et l'ADSENE ont
depuis toujours mis beaucoup d'efforts pour éviter cet enlisement d'argumentaires.
Le Grand Débat du 25 octobre 2013 est une belle réussite en ce sens qu'il a
constitué le premier vrai débat scientifique entre deux experts compétents pour
traiter des questions fondamentales. On se doit de souligner, car cela est
remarquable, que cette réalisation ne relève pas d'institutions universitaires
ou gouvernementales, qui auraient pu, ou dû avec leur mission désignée,
réaliser ce type de rencontre. Elle est entièrement le fruit du patient travail
bénévole d'un groupe de citoyens, simplement préoccupés par le besoin manifeste
d'obtenir et de diffuser de l'information complète, non biaisée, crédible et
objective.
L'assistance
a eu la possibilité de poser des questions aux deux spécialistes qui
s'affrontaient dans ce débat. Il en ressort que la population demeure inquiète
des impacts environnementaux encore très mal mesurables. Le débat a
incontestablement permis d'apporter des informations nouvelles et d'en élaguer
d'autres moins bien étayées. Il ne clôt certes pas les discussions relatives
aux hydrocarbures de roche mère, mais le grand débat de l'ADSENE a constitué
une étape significative dans l'analyse de cette question.
mercredi 23 octobre 2013
Le Grand Débat du 25 octobre présenté dans "Le Pays Briard" du mardi 22 octobre 2013
Vous pourrez accéder en cliquant sur le lien ci-dessous à l'article du "Pays Briard" présentant notre débat:
Pays Briard
Pays Briard
dimanche 13 octobre 2013
Le Grand Débat : Doit-on exploiter les hydrocarbures de roche-mère ? - Géologie et technique - vendredi 25 octobre 2013 à Saint-Cyr-sur-Morin
Notre association aura le plaisir d'accueillir Marc Durand, venu spécialement du Québec pour participer à ce débat qui sera une grande première en Ile-de-France.
Charles Lamiraux, de l'IFPEN, a accepté de dialoguer dans ce débat contradictoire où chacun pourra dans un premier temps exposer sa position.
Le débat, qui promet d'être passionnant, abordera la question d'une exploitation des hydrocarbures de roche-mère sous un éclairage exclusivement scientifique et technique.
Vous trouverez ci-dessous notre communiqué de presse sur cet événement:
Vous pouvez aussi accéder à notre dossier de presse qui comprend, entre autres documents, une interview de Marc Durand et de Charles Lamiraux.
Dossier de Presse
Charles Lamiraux, de l'IFPEN, a accepté de dialoguer dans ce débat contradictoire où chacun pourra dans un premier temps exposer sa position.
Le débat, qui promet d'être passionnant, abordera la question d'une exploitation des hydrocarbures de roche-mère sous un éclairage exclusivement scientifique et technique.
Vous trouverez ci-dessous notre communiqué de presse sur cet événement:
Vous pouvez aussi accéder à notre dossier de presse qui comprend, entre autres documents, une interview de Marc Durand et de Charles Lamiraux.
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