mercredi 17 avril 2013

Etats généraux de la modernisation du droit de l’environnement

La ministre de l'écologie et du développement durable (Delphine Batho) a présenté hier, 16 avril 2013, les états généraux de la modernisation du droit de l’environnement.

Pour plus d'informations, nous vous invitons à consulter le site du Ministère du Développement Durable .

Nous espérons aussi que vous serez nombreux à participer à la consultation publique qui sera mise en ligne entre le vendredi 26 avril et le dimanche 9 juin 2013:
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/

Vous pouvez aussi  adresser vos contributions à l'adresse suivante:
contributions-egmde@developpement-durable.gouv.fr

ou contacter le groupe de pilotage à l'adresse suivante:
contacts-egmde@developpement-durable.gouv.fr

dimanche 7 avril 2013

L’appel du Far West : fracturation hydraulique et trafic de drogues, une curieuse association!


L’industrie pétrolière répète sans cesse que les fluides utilisés pour la fracturation hydraulique ne comprennent  que des produits inoffensifs et ne comportent aucun risque.  Par exemple, la société Vermilion, détenteur de permis d’exploration et de concessions  dans le Bassin Parisien, sur son site Internet  indique que le fluide utilisé représente « 99% eau + sable + 1% éléments chimiques très dilués et utilisés dans la vie quotidienne ».

 Les services douaniers américains (US Customs and Border Protection ou CBP) ne sont pas de cet avis et ont déterminé que les produits liés à la fracturation hydraulique représentent un danger si important pour leurs officiers  qu’ils sont en train de mettre en place des mesures de sécurité pour s’assurer que les officiers douaniers ne risquent aucun contact avec de tels produits.

On peut se demander pourquoi les officiers douaniers sont-ils mis en contact immédiat avec ces produits.  Tout simplement à cause des drogues cachés à l’intérieur.  En effet, le sud du Texas ne connait pas seulement un boom pétrolier ses dernières années avec la «multiplication » de la fracturation hydraulique, mais aussi une augmentation dans le trafic des drogues qui traversent la frontière américano-mexicaine.  Vu la toxicité des produits, on peut comprendre le choix effectué par les trafiquants !

Un article sur le site du magazine américain Wired raconte commente le CBP a récemment lancé un appel d’offres pour un service  d’experts à même de manipuler des produits toxiques et dangereux pour extraire des drogues cachées  dans les eaux et autres fluides récupérés lors de la fracturation hydraulique.

 Selon l’article, l’activité pétrolière texane offre des nouvelles opportunités de transport pour les narcotrafiquants qui  cherchent des moyens originaux pour acheminer leurs substances et autres produits à travers la frontière vers les marchés US.  Ces derniers utilisent non seulement les petites routes isolées construites par les pétroliers (pour avoir accès à leurs lieux de forages) pour éviter les contrôles du CBP mais aussi ils utilisent les logos des sociétés pétrolières pour camoufler leurs moyens de transport ou encore détournent les camions des pétroliers. 

Vous trouverez d'autres information grâce au lien ci-dessous:

Pour plus d’informations sur l’appel d’offres du CBP, consultez-le le document en ligne.

 

dimanche 17 février 2013

Des nouvelles du Québec.


Alors que le gouvernement québécois a annoncé la promulgation d’un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste, ce dernier serait sur le point d’accepter l’exploitation du pétrole de schiste (shale oil) dans l’Ile d’Anticosti.

Marc Durand, qui depuis le tout début de la fondation de notre association, nous apporte ses explications éclairées et nous fait régulièrement partager ses connaissances dans le domaine de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de la roche-mère nous propose de visionner un enregistrement d’une conférence qu’il a donnée le 30 janvier 2013 à l’Université du Québec à Montréal.

Cette conférence s’intitule : « Risques et enjeux de l’exploitation du pétrole de roche-mère à Anticosti ».
 
Vous pouvez accéder à cette vidéo grâce à la visionneuse ci-dessous:

 
 
Nous laissons la parole à Marc Durand, qui nous présente, ci-dessous, ce document :

« L'exploitation envisagée des hydrocarbures disséminés et encore emprisonnés de façon diffuse dans la roche-mère qui les a générés, soulève un grand nombre de questions, pour lesquelles il n'y a pas encore de réponses scientifiques. En effet, le démarrage de cette industrie s'est fait au milieu de la dernière décennie dans un contexte de précipitation qui a soulevé ensuite des oppositions, contestations et interrogations. La réflexion plus scientifique sur les impacts et les enjeux réels commencent à peine à être amorcée dans le cas des gaz de schiste.

 

La question du pétrole à l'île Anticosti a quant à elle encore moins de précédents. L'île d'Anticosti se situe au Québec au milieu du golfe St-Laurent, une zone protégée de grande valeur écologique. Sa superficie se compare à celle de la Corse. Le principal site d'exploitation d'hydrocarbures liquides dans la roche-mère est celui du shale de Bakken au Dakota Nord. Cette présentation vidéo fait une analyse comparative du shale de Macasty à Anticosti avec le gisement en cours d'exploitation dans le shale de Bakken. L'exploitation éventuelle du pétrole de roche-mère dans le bassin de Paris, même si elle n'est pas mentionnée dans cette vidéo, présente de grandes similitudes avec ces deux gisements diffus: Anticosti et Dakota Nord.

 

Le problème de l'extraction des hydrocarbures de roche-mère se situe dans des paramètres géologiques et technologiques. La fracturation hydraulique (ou tout autre technique future) démarre un processus géologique de migration du méthane et du pétrole le cas échéant vers les nouvelles fractures créées. Le débit suit une courbe de décroissance exponentielle de sorte que l'extraction n'est rentable que pour une courte période de temps. Les gisements conventionnels se sont formés aussi par migration du pétrole, mais ils ont eu des millions d'années pour compléter le processus. Dans le cas du gaz de schiste en fin de production commerciale (moment où les puits sont abandonnés et transférés à l'État), environ 20 % du gaz aura été extrait. Dans le cas des hydrocarbures liquides, cette proportion tombe à 2 ou 3 %. Le problème de cette industrie n'est pas le gaz et le pétrole extrait, mais celui qui reste encore dans le shale fracturé artificiellement. Le système au moment de l'abandon, est encore très loin de l'équilibre; le processus de migration va se poursuivre pendant des siècles et des millénaires, un temps incommensurablement plus long que la durée de vie technologique des puits reconvertis en bouchon en fin de production. Le coût de gestion des puits détériorés et fuyants sera selon toute vraisemblance bien supérieur aux bénéfices à court terme qu'on fait miroiter. La "rentabilité" à court terme mise de l'avant par les promoteurs, ne réside que dans le fait que l'industrie bénéficie d'une vision à court terme incarnée dans une réglementation inadaptée à inclure dans le calcul économique les très importants coûts sociaux et environnementaux. »

 
Marc Durand, doct-ing en géologie appliquée et géotechnique
Professeur retraité, dépt. sciences de la Terre et de l'atmosphère, UQAM

https://www.facebook.com/gazdeschiste#!/gazdeschiste

 

 

 

dimanche 3 février 2013

Nous évoquions le sujet lors de notre réunion publique du 30 juin 2011

Souvenez-vous: à l'occasion de notre réunion publique du 30 juin 2011, nous avions demandé à Marc Durand de nous parler des techniques alternatives à la fracturation hydraulique dans l'exploitation des hydrocarbures de la roche-mère. A cette occasion nous lui avions demandé de nous proposer son analyse sur l'utilisation du propane ... Son verdict était alors sans appel quant aux dangers potentiels de cette technique ... C'est pourtant cette technique qui va faire l'objet d'une étude dont la faisabilité vient d'être adoptée par "l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques" (OPECST). Espérons que l'exemple Nord Américain sera effectivement examiné avec attention, et dans le détail, et que des spécialistes qualifiés seront auditionnés à cette occasion. http://www.senat.fr/presse/cp20130131a.html

La malédiction du Gaz de Schiste - Emission diffusée sur Arte le 29 janvier 2013

Pour ceux qui n'auraient pu regarder l'émission d'Arte du 29 janvier, nous vous invitons à la visionner ci-dessous.

dimanche 7 octobre 2012

Prochaine réunion d'information à Signy-Signets.

Nous remercions M. le Maire de Signy-Signets de nous avoir prêté la salle municipale.

De l'eau au prix du pétrole ? Sujet diffusé sur Canal Plus (Emission "L'Effet Papillon")


Le Business de l'eau autour de la fracturation... par f1406225127

Nomination à la Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux

Tel un serpent de mer, cette commission, qui semblait enterrée, refait surface avec la nomination d'un premier membre.

http://www.senat.fr/senateurs/orgext_298.html

Cela signifie-t-il que les expérimentations prévues par la loi du 13 juillet 2011 vont voir le jour?
Rappelons que ces expérimentations portent sur les techniques de fracturation hydraulique.
Une nouvelle fois nous resterons vigilants.