Notre association aura le plaisir d'accueillir Marc Durand, venu spécialement du Québec pour participer à ce débat qui sera une grande première en Ile-de-France.
Charles Lamiraux, de l'IFPEN, a accepté de dialoguer dans ce débat contradictoire où chacun pourra dans un premier temps exposer sa position.
Le débat, qui promet d'être passionnant, abordera la question d'une exploitation des hydrocarbures de roche-mère sous un éclairage exclusivement scientifique et technique.
Vous trouverez ci-dessous notre communiqué de presse sur cet événement:
Vous pouvez aussi accéder à notre dossier de presse qui comprend, entre autres documents, une interview de Marc Durand et de Charles Lamiraux.
Dossier de Presse
dimanche 13 octobre 2013
Décision du Conseil Constitutionnel: QPC (Décision n° 2013-346 QPC du 11 octobre 2013)
C'est vendredi 11 octobre à 10h que la décision a été rendue publique: Le Conseil Constitutionnel a rejeté les griefs présentés par la société Schuepbach Energy LLC et déclaré conformes à la constitution les dispositions contestées de la loi du 13 juillet 2011, dite Loi Jacob.
Les articles 1 et 3 qui étaient contestés ont donc été déclarés conformes à la constitution. En un mot, la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures liquides ou gazeux demeure ainsi interdite, conformément à la loi du 13 juillet 2011.
Nous vous avons rassurés tout l’été, et cette décision atteste du bien fondé de notre approche raisonnée et raisonnable. Une nouvelle fois les dangers que pourraient représenter une exploration ou une exploitation des hydrocarbures de roche-mère par la fracturation hydraulique se trouvent repoussés.
Il conviendra néanmoins, comme nous le faisons depuis le début de notre action, de rester vigilant. Il s’agit là d’une victoire, mais nous savons que rien n’est gravé dans le marbre dans un contexte où, comme nous le rappelions lors de notre réunion publique du vendredi 4 octobre, ici ou là des sirènes voudraient nous donner un « désir de schiste ».
Nous savons, en particulier, que le rapport que soumettra prochainement l’OPECST risque fort de se prononcer en faveur d’une exploration ou autres expérimentations en concluant que des techniques alternatives à la fracturation hydraulique existent ou peuvent exister… Ce faisant nous nous entrons dans le cadre plus nébuleux et sous certains aspects plus « obscur » de cette loi de 2011 qui, rappelons le dans son article 2 prévoit la création « d’une Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux. »
Cette dernière a « notamment pour objet d’évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives.
Elle émet un avis public sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations, réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public »
C’est d’ailleurs ce que laissait entendre François Hollande vendredi matin en commentant la décision du Conseil Constitutionnel :
"Cette loi prévoit uniquement d’interdire l’utilisation du gaz de schiste par fracturation hydraulique, donc elle n'empêche pas la recherche dans d'autres domaines". Vous le voyez nous gagnons encore un peu de temps, et il est vraisemblable que les échéances électorales prochaines repoussent encore un peu ces dangers, mais ils ne sont pas pour autant éliminés . Notre débat du 25 octobre s’annonce passionnant.
Parce que pour nous l’essentiel est de fournir à chacun tous les éléments d’information dans leur intégralité vous pourrez consultez en cliquant ci-dessous:
jeudi 26 septembre 2013
mercredi 25 septembre 2013
Examen en séance publique de la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) No. 2013-346
C’est donc hier, mardi 24 septembre, que le Conseil
Constitutionnel a examiné, en audience publique, la question prioritaire de
constitutionalité (QPC - n°
2013-346 QPC) soumise par la société américaine Schuepbach.
Cette société a posé la question de la
constitutionnalité des articles 1 et 3 de la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011
« visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines
d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger
les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette
technique ».
Selon cette société ces dispositions seraient contraires à l’article 5 de la Charte de l’Environnement (principe de précaution) et au principe constitutionnel d’égalité et des articles 16 et 17 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (garantie des droits et droit de propriété).
Selon cette société ces dispositions seraient contraires à l’article 5 de la Charte de l’Environnement (principe de précaution) et au principe constitutionnel d’égalité et des articles 16 et 17 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (garantie des droits et droit de propriété).
Vous pourrez suivre cette séance publique en
cliquant sur le lien ci-dessous :
La décision du conseil sera rendue le 11 octobre prochain.
Nous vous tiendrons informés de l’évolution de ce dossier, et vous renvoyons à
notre « Newsletter adhérents» de l’été qui évoque ce qui pourrait survenir si,
il s’agit-là d’une hypothèse que l’on ne peut écarter, la loi Jacob venait à
être invalidée.
lundi 19 août 2013
Un allié inattendu
Nous remercions notre amie, membre de notre association,
Anne-France Dautheville pour son compte-rendu d’un entretien accordé il y a
quelques semaines par un ancien dirigeant de Mobil Oil à Ellen Cantarow,
journaliste à TRUTH-OUT.ORG
Un allié inattendu
Dans le concert de louanges
adressées aux merveilleux schistes par les ténors de l'industrie pétrolière,
une fausse note fait désordre: Louis W. Allstadt, ancien vice-président de
Mobil. Il est contre, et il le dit à Ellen Cantarow, qui l'interviewe pour le
site « Truthout » le 19 juillet 2013.
Pendant toutes les années de sa
longue carrière, Louis W. Allstadt a servi la cause du pétrole au cœur de la
très puissante entreprise américaine Mobil. Il a débuté dans la logistique
avant de passer au marketing et au raffinage. Douze ans à Singapour et au Japon
surtout, le plus grand centre d'action après les USA. Dernier chapitre de cet
itinéraire d'un enfant doué, avec la responsabilité de quarante tankers qui
tournaient autour du monde, pleins de pétrole à vendre ou remplis de pétrole
fraîchement acheté. C'est dire s'il connaît bien le monde pétrolier, son
fonctionnement et sa logique. Allstadt a participé à la fusion de Mobil avec
Exxon et puis il a pris sa retraite après trente et un ans de bons et loyaux
services.
Exxon-Mobil est devenu le groupe le
plus puissant de l'industrie pétrolière, tandis que, dans sa maison de
Cooperstown, au bord du lac Otsago dans l'état de New-York, Louis W. Allstadt
se préparait à vivre un repos délicieux.
Questions à un pro.
Tout aurait pu se poursuivre dans le
bonheur et l'harmonie si des amis ne lui avaient demandé son avis sur la
fracturation hydraulique: il était question d'un forage tout près du lac. En
bon professionnel, Allstadt s'est documenté avant de répondre; 1500 pages du
SGEIS, un pavé produit en 2011 par le Département de l'Environnement de l'état
de New-York. Sa réaction à cette lecture fut claire et précise: "Tout
simplement horrible !" La fracturation hydraulique est, selon lui "un
forage conventionnel sous stéroïdes". Les ravages causés par ces produits
dopants sur le corps des athlètes sont une bonne image des dégâts causés par
cette nouvelle technique.
Une retraite peu tranquille.
L'information peut faire basculer
une vie. Allstadt avait imaginé un quotidien partagé entre le kayak, la galerie
d'art ouverte avec sa femme, la poterie et le tennis… Il se retrouve parmi les
meneurs de la révolte contre la fracturation hydraulique. Avec des arguments.
Jusqu'en l'an 2000, on produisait du
pétrole ou du gaz avec des méthodes conventionnelles: un forage perce une couche rocheuse imperméable, libère le
pétrole et le gaz qu'elle emprisonne. Il ne s'agit pas d'une caverne
souterraine, ils sont pris dans une roche poreuse, mais la pression naturelle
du gaz fait remonter les deux. 20 ou 30 ans plus tard, il faudra donner un coup
de pouce supplémentaire.
- L'industrie
pétrolière vous dit et répète que le
forage horizontal et la fracturation existent depuis 60 ans. C'est vrai. Mais
la différence, c'est le volume des fluides de fracturation et le volume du
retour dans les puits de forage: entre 50 et 100 fois plus que ce qui est
utilisé dans les puits conventionnels. .. L'autre différence, c'est que la
roche au-dessus de la zone visée n'est pas forcément imperméable, alors qu'elle
l'était dans les puits conventionnels. Et pour moi, ce dernier point est au
moins aussi important que le précédent. L'industrie vous dira que 2000 ou 3500m entre la zone de fracturation et la
surface empêcheront toute remontée du méthane. Mais il y a déjà des cas où le
gaz s'est retrouvé dans la nappe phréatique ou dans l'atmosphère, parfois en
filant par les forages, parfois par les craquelures naturelles de la roche.
Le mystère du paragraphe perdu.
Les fuites de méthane sont un enjeu
majeur dans le drame de la fracturation hydraulique. Louis W. Allstadt raconte
l'histoire d'un appendice du SGEIS de juillet 2011. Il faisait état d'une étude
menée par le Ministère de l'Environnement dans une zone houillère. Les
pétroliers y utilisent la fracturation hydraulique pour récupérer le méthane
produit par les couches de charbon. Le Colorado et le Nouveau-Mexique, des
régions aux paysages somptueux, sont victimes de ce procédé; en 2004, ils ont
produit 70% de ce type de méthane. Cette étude, donc, décrivait des fissures
qui s'étendaient dans des directions et sur des distances tout à fait
inattendues. En septembre, quand le document a été publié, l'appendice et les
fissures avaient sauté.
- Faire
l'impasse sur la seule preuve directe de ces fissures ou rayer ce fait de
l'information publique indique que l'industrie pétrolière essayait de cacher
quelque chose… Cela montrait que les fissures pouvaient permettre au méthane
d'atteindre l'eau potable de la nappe souterraine aussi bien que l'atmosphère.
Au cours de cet interview, M. Allstadt
confirme ce que nous avons appris en France aussi: que le méthane est un gaz à
effet de serre bien plus nocif que le dioxyde de carbone, et ceci à court
terme: moins de 100 ans. A propos des progrès techniques, il affirme qu'ils
sont indéniables: on est, par exemple, capable de forer à 400 km au large de
Terre-Neuve, au milieu d'un couloir d'icebergs. Mais ceux qui mettent au point
ces techniques admirables travaillent avec la notion d'un périmètre bien
précis; ils n'ont aucune idée de la dimension planétaire de leurs inventions.
Ainsi ont-ils imaginé la fracturation hydraulique, sans envisager un seul
instant ses effets catastrophiques. Allstadt cite une étude selon laquelle 100%
des bouchons insérés dans les puits abandonnés ne serviront plus à rien dans
les 100 ans à venir, et parfois même avant.
Il est temps de penser l'avenir.
Les pétroliers affirment que
l'exploitation des schistes permet d'établir un pont vers les énergies
renouvelables. Sauf qu'il ne se passe rien.
- Ce n'est un
pont que si vous en posez les fondations sur l'autre rive. Et personne ne les construit, martèle Louis. W. Allstadt.
A l'époque des crises pétrolières,
Mobil et Exxon avaient investi dans la recherche sur le solaire; ils ont
abandonné: les cellules ne produisaient pas assez d'électricité pour que
l'aventure soit rentable. Il y a eu un essai d'exploitation des schistes sans
fracture hydraulique; abandonné. Biocarburants, algues comprises, abandonnés.
Solution ? Informer, susciter des mouvements citoyens, exiger des politiques
des lois protectrices. Développer des
énergies alternatives. "Sinon, dit Allstadt, il se produira une
catastrophe climatique, et personne ne pourra l'ignorer."
Les associations de lutte contre
l'exploitation des schistes utilisent la plupart des arguments exposés par M.
Allstadt. Les représentants de l'industrie pétrolière les balaient
avec le parfait mépris du spécialiste-qui-sait pour le pauvre ignorant
qui ose s'aventurer sur un terrain auquel, par définition, il ne comprend rien.
Seulement voilà: l'une des voix les plus éduquées en la matière se joint à
notre concert. Celle d'un homme qui fut l'un des plus importants dans le monde
bien fermé auquel nous nous affrontons.
Si vous lisez
l'anglais, vous trouverez l'interview de M. Allstadt sur le site:
Autre document
édifiant: la lettre d'un responsable environnemental de Denver, dans le
Colorado, à propos des menaces sur l'eau potable dues à la fracturation
hydraulique. Il précise la collusion entre le Ministère de l'Environnement et
l'industrie pétrolière. Ce qui, bien entendu, n'arrivera jamais en France.
Anne-France Dautheville
mardi 13 août 2013
Ordonnance relative à la participation du public - date d'entrée en vigueur: 1er septembre 2013
Philippe Martin, le ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a présenté vendredi 2 août, un "projet d’ordonnance relatif à la mise en œuvre du principe de participation du public défini à l’article 7 de la Charte de l’environnement".
Vous pourrez accéder, grâce aux liens ci-dessous, aux documents suivants:
- Ordonnance du 5 août 2013 (J.O. du 6 août 2013)
- Rapport au Président de la République (J.O du 6 août 2013).
Vous pourrez accéder, grâce aux liens ci-dessous, aux documents suivants:
- Ordonnance du 5 août 2013 (J.O. du 6 août 2013)
- Rapport au Président de la République (J.O du 6 août 2013).
mercredi 31 juillet 2013
Cessons de crier au loup!
Consultés depuis la mi-juillet par plusieurs de nos amis
adhérents inquiets, qui nous signalaient une « alerte » en raison de
l’imminence d’un « forage pétrole de schiste en Seine-et-Marne » et
de ce qui était décrit comme une « première phase d’exploration du pétrole
de schiste », il nous semble utile de faire, à nouveau, le point afin de
couper court à ce qui pourrait constituer une nouvelle tentative de
désinformation, nuisible à la cause que nous défendons sans relâche depuis
avril 2011.
Bien évidemment nous ne saurions nous leurrer sur les véritables intentions des pétroliers ou autres gaziers dans le Bassin parisien ou ailleurs : gagner du temps en attendant, espèrent-ils, de pouvoir mener à bien, dans un avenir plus ou moins distant, leurs objectifs d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures (liquides ou gazeux) de roche-mère.
A l’heure où nous rédigeons ces lignes seule une
vigilance s’impose, une vigilance totale certes, mais une vigilance éclairée,
loin de tout loin de tout amalgame et autre manipulation.
Toutefois, alors que l’intention première de ces
industriels est toujours d’actualité, elle se heurte aujourd’hui à :
-
une législation interdisant la fracturation
hydraulique, seul procédé utilisé dans l’exploration et l’exploitation du schiste
(Loi du 13 juillet 2011, dite « Loi Jacob »)
-
et à une explicitation
de la réglementation extrêmement claire grâce à la circulaire du l’ancienne
ministre de l’environnement en date du 21 septembre 2012 et à sa mise en œuvre concrète par les arrêtés
préfectoraux du 30 avril 2013 concernant les forages de recherche de
Chartronges, Doue et Jouarre (La Petite
Brosse ). Voir documents ci-dessous :
Afin de permettre à chacun de mieux comprendre cette
réalité nous vous invitons à consulter les documents accessibles grâce aux
liens ci-dessus.
Chacun pourra ainsi vérifier qu’il n’y a aujourd’hui
aucune menace directe d’exploration du schiste contrairement à ce que certaines
rumeurs voudraient nous le faire croire. Rappelons par ailleurs que pareille
exploration nécessiterait l’utilisation de la fracturation hydraulique, procédé
interdit en France depuis la loi Jacob (cf. supra) pour l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou
gazeux.
Pareilles rumeurs sont
dangereuses, on peut d’ailleurs s’interroger sur leur motivation véritable.
Chacun pourra y réfléchir. Contentons
nous de suggérer qu’elles sont, pour le moins, le fruit de tentatives de
manipulation partisanes et font tristement le jeu des pétroliers en jetant le
discrédit sur le mouvement citoyen auquel nous participons pleinement et qui
s’est mis en place début 2011.
Potentiellement plus
dangereuse, dans un avenir proche, est la décision qui doit être rendue à
l’automne (au plus tard le 12 octobre prochain) par le Conseil Constitutionnel
sur la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) que lui a transmise le
Conseil d’Etat le 12 juillet dernier. En effet, si le Conseil Constitutionnel
débouchait sur une déclaration d’inconstitutionnalité des articles 1 et 3 de la loi du 13 juillet
2013 cela pourrait rapidement conduire à un début d’exploration des
hydrocarbures dits « non conventionnels ».
Cependant le danger reste en partie maîtrisé car ce
risque pourrait être immédiatement contré par une décision du gouvernement de
présenter un nouveau texte de loi qui intègrerait les recommandations et les
conclusions du Conseil Constitutionnel.
C’est d’ailleurs cette formule que semble retenir l’actuel ministre de
l’environnement, M. Philippe Martin, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche (21 juillet 2013)
que nous citons ci-après :
Question du JDD : « Que ferez-vous si le Conseil constitutionnel
annule l'interdiction d’explorer? »
Réponse de Philippe
Martin :
« Nous allons défendre
la loi qui interdit la fracturation hydraulique. Mais s'il y avait une censure,
même partielle, nous rétablirions l'interdiction sans hésitation. Il n'y aura
pas de faille ouverte pour ceux qui souhaitent revenir sur cette loi. »
Source JDD, le 21/07/2013
Avant de conclure, rappelons aussi la prise de position,
du Président de la République à l’occasion de son interview du 14 juillet
dernier : "Tant que je suis président, il n'y aura pas d'exploration de gaz
de schiste".
F. Hollande parle bien « d’exploration », ce qui signifie que
la recherche et l’exploration ou évaluation du sous-sol avec fracturation
hydraulique sont exclues. Ici aussi, il
conviendra, certes, de rester vigilant, mais la clarté de cette prise de
position est indiscutable. Il est vain et quelque peu malhonnête de vouloir ici
opposer « gaz » et « huile » comme certains semblent tentés
de le faire.
En conclusion, les travaux entrepris aujourd’hui dans le Bassin
Parisien par les entreprises HESS et Vermilion, y compris à Jouarre et à
Chartronges, sont des forages conventionnels. A Chartronges, comme à la Petite
Brosse, les forages qui ont eu lieu ou qui sont le point de commencer visent à
analyser la colonne sédimentaire jusqu’à une profondeur se situant entre 3000
et 3500 m.
C’est ce qui peut donner lieu à des interrogations légitimes, car à
cette profondeur on voit bien que le Lias – où se trouverait une réserve
potentielle d’huile de schiste – est concerné.
Ainsi on peut, bien évidemment,
s’interroger sur le bien fondé de ces forages, mais répétons le, il ne s’agit
pas d’une exploration du schiste qui nécessiterait l’emploi de la fracturation
hydraulique.
Ce sont, en partie, des manœuvres qu’il convient de placer dans un
cadre économique purement spéculatif permettant de justifier l’existence d’une
activité réelle auprès d’actionnaires. Il serait donc irresponsable et partisan
que de vouloir inquiéter indûment les populations en laissant croire ou, plus
grave encore, en colportant la rumeur qu’une exploration du schiste en bonne et
due forme aurait bel et bien déjà
commencé.
En outre, il nous semble utile de parvenir à une meilleure connaissance
de notre sous-sol, ne serait-ce que pour constater que « l’eldorado »
que l’on voudrait nous faire miroiter ne se trouve pas sous nos pieds. De
nombreux spécialistes s’insurgent aujourd’hui contre l’inflation des
estimations proposées par l’industrie et quelques économistes.
Comme toujours sachons raison garder !
Inscription à :
Articles (Atom)


